Nous avons tous vécu des expériences qui nous ont marqués. Certaines sont anciennes. Parfois même, nous ne nous souvenons plus précisément de leur origine. Et pourtant, elles peuvent encore influencer notre manière de réagir, d’aimer, de nous protéger ou de vivre certaines situations.
- Une remarque qui nous blesse profondément.
- Une peur de l’abandon.
- Le sentiment de ne jamais être suffisamment reconnu.
- Le besoin de tout contrôler.
- La difficulté à faire confiance.
Et si, derrière certaines de nos réactions émotionnelles, se cachait une blessure qui demande simplement à être entendue ?
C’est ce que propose d’explorer le modèle des 5 blessures de l’âme, mis en avant par Lise Bourbeau : le rejet, l’abandon, l’humiliation, la trahison et l’injustice. Il ne s’agit pas d’un diagnostic psychologique, mais d’une grille de lecture qui peut aider à mieux comprendre certains mécanismes émotionnels.
1. La blessure de rejet : « Je ne suis pas à ma place »
La blessure de rejet peut être associée au sentiment de ne pas être désiré, accepté ou reconnu. On peut avoir tendance à se mettre en retrait, à éviter le conflit ou à minimiser nos besoins.
On peut penser par exemple :
- « Je préfère ne pas déranger. »
- « Je ne suis peut-être pas à ma place. »
Dans une transition professionnelle, cette blessure peut se réveiller lorsqu’une personne quitte un environnement où elle avait ses repères et son statut. Elle peut alors se demander : « Qui suis-je maintenant si je ne suis plus reconnue pour ce que je faisais ? »
L’émotion devient alors un signal : quelque chose touche à l’appartenance, à la valeur personnelle ou à l’identité.
2. La blessure d’abandon : « Et si je me retrouvais seul(e) ? »
L’abandon est souvent associé à une peur de perdre le lien, l’attention ou la présence de l’autre. Elle peut se manifester par un besoin important de réassurance, une difficulté à être seul(e) ou une grande sensibilité aux séparations.
Le départ des enfants de la maison peut, par exemple, réveiller cette blessure. Même si l’on est heureux de les voir devenir autonomes, leur absence peut laisser un grand vide. On peut ressentir :
- « Je suis fier/fière de leur parcours… mais qui suis-je maintenant dans mon rôle de parent ? »
La tristesse n’est alors pas un problème à supprimer. Elle peut être le signe qu’un lien important est en train de changer de forme.
3. La blessure d’humiliation : « Je ne mérite pas »
Cette blessure peut être associée à un sentiment de honte, de dévalorisation ou à la difficulté de s’autoriser à prendre soin de soi et à recevoir. Elle peut parfois conduire à faire passer les besoins des autres avant les siens.
Dans une transition de vie, elle peut se manifester lorsque l’on doit accepter de ne plus être aussi performant, aussi disponible ou aussi « utile » qu’avant.
Le passage à la retraite peut alors devenir déstabilisant :
- « Si je ne travaille plus, quelle est ma valeur ? »
La libération émotionnelle peut permettre de remettre en question cette croyance et de redonner une place aux besoins personnels.
4. La blessure de trahison : « Je dois garder le contrôle »
La trahison peut être associée à une difficulté à faire confiance et à un besoin de maîtriser les situations. Lorsque la vie nous impose un changement que nous n’avons pas choisi, cette blessure peut être particulièrement sollicitée. Une séparation, une maladie, un changement professionnel ou un événement familial peuvent nous confronter brutalement à une réalité : nous ne pouvons pas tout contrôler. Alors apparaissent parfois la colère, la méfiance ou le besoin d’anticiper constamment.
L’émotion peut devenir un message :
- « J’ai besoin de retrouver un sentiment de sécurité. »
Pas nécessairement en contrôlant davantage… mais parfois en apprenant progressivement à faire confiance à ses propres ressources.
5. La blessure d’injustice : « Je dois être fort(e) »
La blessure d’injustice est souvent associée au besoin d’être parfait, irréprochable, raisonnable et maîtrisé. Certaines personnes ont appris à ne pas montrer leurs émotions. Elles tiennent bon. Elles avancent. Elles prennent sur elles. Jusqu’au jour où le corps ou les émotions disent :
- « Maintenant, ça suffit. »
Lors d’un deuil, d’une retraite ou d’une période de changement, cette volonté de rester fort peut empêcher de laisser une place à la tristesse, à la peur ou à la colère. Or être fort ne signifie pas ne rien ressentir. Parfois, la véritable force consiste justement à accepter de déposer l’armure.
Et si nos émotions étaient des messagères ?
Les 5 blessures peuvent nous offrir une nouvelle façon de regarder nos réactions.
Au lieu de nous demander : « Pourquoi est-ce que je réagis comme ça ? » Nous pouvons commencer par nous demander : « Qu’est-ce que cette émotion vient toucher chez moi ? »
Une émotion répétitive peut parfois révéler une peur, une croyance ou un besoin qui demande à être reconnu. Mais il ne s’agit pas de chercher absolument « sa » blessure ou de se mettre dans une case. Plusieurs blessures peuvent se croiser. Elles peuvent se manifester différemment selon les périodes de notre vie et les situations que nous traversons. L’essentiel est de mieux nous comprendre.
La libération émotionnelle : faire de la place à ce qui est là
Identifier une émotion est une première étape. Mais parfois, comprendre ne suffit pas. Nous pouvons savoir intellectuellement pourquoi une situation nous touche… et continuer malgré tout à ressentir de la peur, de la colère, de la tristesse ou un blocage.
Une séance de libération émotionnelle propose alors un espace pour accueillir ce qui est présent, mettre des mots sur ce qui se vit et permettre progressivement de relâcher certaines tensions émotionnelles.
Il s’agit plutôt de ne plus être prisonnier de certaines réactions qui se répètent.
- Une émotion accueillie peut évoluer.
- Une croyance peut être questionnée.
- Une ancienne protection peut devenir moins nécessaire.
- Et une transition de vie peut alors devenir l’occasion de se rencontrer autrement.
C’est ce que je vous propose dans les séances de libération émotionnelle : un temps pour vous, pour déposer, comprendre, accueillir et retrouver davantage d’apaisement.
Si vous traversez actuellement une période de transition ou si une émotion revient encore et encore, je vous invite à me contacter pour réserver une séance. Se libérer ne signifie pas oublier ce que l’on a vécu, c’est apprendre à ne plus laisser le passé décider entièrement de la façon dont nous vivons le présent.


